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mercredi 1 janvier 2014

nombre d'or et format des toiles

Le nombre d'or est une proportion longtemps considérée comme "idéale", entre deux longueurs, égale approximativement à 1.618. (NB)

Cette proportion" idéale" est extrêmement rare dans la Nature, (on la trouve dans l'agencement des graines du capitule du tournesol ou dans quelques pseudos cristaux), mais elle est cependant connue depuis l'Antiquité et surtout depuis la Renaissance où les théoriciens la qualifièrent de " divine proportion".
Quelques architectes, mais très peu de peintres utilisèrent la divine proportion dans leur réalisations:
On peut toutefois citer le Parthénon et le célèbre tableau de Sandro Boticelli " La naissance de Vénus" dont le rapport des dimensions  278.5cm / 172.5cm satisfait à peu près exactement au  nombre d'or. A la fin du XIXème siècle, quelques artistes de la "Section d'Or revendiquèrent la suprématie de cette "divine proportion"dans leurs compositions picturales (mais qui n'avait rien à voir cependant avec l'utilisation de l'or comme pigment dans leurs tableaux).  

Et ce qui est étonnant c'est que les fabricants de châssis de toiles pour artistes peintres n'ont absolument pas adopté ce nombre d'or dans les formats commercialisés et standardisés sous  F: figure, M: marine ou P: paysage!

(NB) Un peu de mathématique algébrique s'impose:

  


Soient  a et b ces deux longueurs (cela peut être la longueur et la largeur d'un rectangle de toile),  pour que les dimensions de cette toile satisfassent à la règle d'or, le rapport de a/b doit être égal à :(a+b)/a
La résolution de cette équation du second degré donne comme solution positive : a/b=1.618



lundi 30 septembre 2013

composition

On s'accorde aujourd'hui sur la signification symbolique des formes géométriques élémentaires, que se soit en dessin, peinture, photographie ou même architecture: 

Ainsi le carré et  le cube évoquent la stabilité et l'équilibre, si toutefois ils reposent horizontalement sur un côté ou une face.le cercle: plénitude, finalité et perfection
le rectangle étalé: volume familier évoquant le cadre de la maison, du village ou du paysage et donc paix et quiétude
le rectangle dressé: puissance, agressivité mais aussi présence et tonicité évoquant la tour de guet ou le portrait
le triangle horizontal: équilibre et spiritualité
le triangle vertical: instabilité prononcée
les diagonales: profondeur, mouvement, énergie
les lignes courbes : sensualité et harmonie
les lignes brisées: chaos


De plus, le format du tableau (grande fresque ou miniature) est bien évidemment un élément déterminant dans le choix du sujet à représenter.

Mais quand et comment les artistes ont-ils commencé à utiliser ces règles élémentaires de la composition dans leurs tableaux? Sans doute instinctivement depuis l'apparition de l'écriture, mais ce n'est qu'à la Renaissance que les règles précises de  la composition ont commencé à être formulées:

Lorsque le sujet représenté était assez simple, par exemple portrait d'un seul personnage ou paysage minimaliste, les peintres ont très vite su s'appuyer sur une forme géométrique élémentaire pour affirmer leur propre vision du tableau.
Pour des sujets plus complexes,  grandes fresques ou scènes de genre, les peintres ont du exécuter plusieurs ébauches pour mettre au point leurs compositions en sachant plus ou moins  tenir compte des lignes de forces, des plans et des masses.

- lignes de forces: ce sont les 2 lignes horizontales et les 2 lignes verticales qui découpent le tableau en 9 rectangles "équivalents" selon un rapport de distances égal au nombre d'or (1.618). Chacune des 4 intersections de ces lignes de force est un point fort. Le centre du tableau n'est donc pas un point fort et on évitera de placer un personnage ou objet significatif à cet endroit.

-plans : ce sont les différentes zones de l'espace représenté. Ce dernier peut s'étager successivement du premier plan aux plans intermédiaires, puis aux plans lointains pour finir au plan le plus éloigné qui se confond habituellement avec l'horizon ( perspective aérienne)


-masses : ce sont les figures ou les objets significatifs dont les volumes doivent s'équilibrer dans une composition réussie. les artistes évitent donc de placer à une seule extrêmité du tableau tous les personnages et tous les volumes significatifs de la composition, mais essaient de les répartir du mieux possible pour occuper la toile dans son intégralité de façon harmonieuse et de les situer de préférence sur les points forts. Il n'est pas ici question de symétrie, comme en architecture, mais d'équilibre.